À Besançon, chaque rentrée universitaire ravive une réalité bien connue des familles d’étudiants : intégrer le PASS, c’est entrer dans un sas d’excellence où seule une minorité franchit la ligne d’arrivée. Cette sélectivité n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une tradition académique exigeante, renforcée aujourd’hui par la réforme du parcours santé. Les bancs de l’UFR Santé accueillent chaque année des centaines de candidats motivés, mais peu maîtrisent vraiment les codes du système. Pourtant, réussir n’est pas réservé aux plus brillants, mais à ceux qui anticipent.
Comprendre le Parcours d'Accès Spécifique Santé (PASS) à Besançon
Le PASS à Besançon repose sur une structure bâtie autour de deux piliers : la majeure santé et la mineure disciplinaire. La majeure santé, héritière directe de l’ancienne PACES, couvre les fondamentaux du vivant - biologie cellulaire, chimie, anatomie, biophysique - à un rythme soutenu. Les cours, TD et TP s’enchaînent dès la rentrée, avec un volume horaire exigeant qui laisse peu de place à l’improvisation. Chaque semaine, les étudiants accumulent des connaissances denses, évaluées à travers des QCM et parfois des épreuves rédactionnelles.
L’organisation de la majeure santé à l'UFR
L’Université de Franche-Comté a structuré la majeure selon un calendrier précis, avec des enseignements alignés sur les attendus nationaux. Le semestre se découpe en blocs thématiques, chacun finalisé par des évaluations formelles. Ce rythme implique une régularité de travail que peu d’étudiants maîtrisent naturellement en première année. C’est là qu’intervient une stratégie souvent sous-estimée : pour maximiser ses chances d’admission, il est souvent judicieux de se tourner vers la préparation aux concours, qui offre un cadre de travail structuré et rassurant. Ce soutien permet de s’habituer au format des QCM, à la vitesse d’exécution et à la gestion du stress, trois compétences clés.
Le choix stratégique de la mineure
La mineure n’est pas qu’un simple complément. Elle représente un levier de réorientation précieux. En choisissant une mineure comme le droit, la psychologie ou les sciences du vivant, l’étudiant prépare une sortie de secours en cas de non-admission en deuxième année de santé. Mais attention : la moyenne de la mineure entre en jeu dans le classement, surtout pour les filières très disputées comme la médecine ou la maïeutique. Un bon choix repose sur un équilibre entre centres d’intérêt et potentiel de performance.
Les modalités d'évaluation et les examens finaux
Les évaluations se déroulent en deux temps. D’abord, des contrôles continus (QCM majoritairement) permettent d’accumuler des points tout au long du semestre. Ensuite, les examens finaux - souvent en juin - déterminent le classement final. À Besançon, comme ailleurs, les résultats sont publiés par ordre de mérite, sans palier fixe : le nombre de places disponibles fixe la barre. Ce système, bien que plus équitable, exige une régularité absolue.
Les ressources indispensables pour réviser efficacement
Les outils pédagogiques mis à disposition
Pour performer, il faut s’appuyer sur des supports fiables et adaptés. Heureusement, l’Université de Franche-Comté et ses étudiants offrent un écosystème riche, même s’il nécessite du tri.
- 📚 Tutorats étudiants : gratuits et animés par des étudiants de deuxième année ou plus, ils proposent des cours de rattrapage, des annales corrigées et des sessions de questions-réponses.
- 📊 Plateformes de QCM en ligne : des espaces numériques permettent de s’entraîner en conditions réelles, avec un retour immédiat sur les erreurs.
- 📘 Annales officielles : disponibles via le site de l’UFR ou les tutorats, elles sont incontournables pour comprendre le style des questions.
- 🧠 Manuels de référence : en anatomie, biochimie ou biologie moléculaire, certains ouvrages sont devenus des standards (comme les tomes de De Boeck ou les fiches Lamarre).
- 🤝 Groupes d’entraide : bien encadrés, ils favorisent la révision active, l’explication mutuelle et le maintien de la motivation.
Méthodologie : comment organiser son année de concours
Réussir le concours de médecine à Besançon ne dépend pas seulement des heures passées à réviser, mais de la qualité du travail. Beaucoup d’étudiants s’épuisent sans progresser, faute de méthode.
La gestion du temps et le planning de révision
Un emploi du temps sur mesure est indispensable. Il doit alterner les phases de cours, de révision active (fiches, QCM) et de pauses. Les cycles de révision espacée - où on revient sur une matière après quelques jours, puis semaines - sont particulièrement efficaces pour ancrer durablement les connaissances. On recommande souvent un ratio de 60 % de travail en continu, 30 % de révision et 10 % de mise en situation concours.
L'hygiène de vie : le pilier oublié du succès
On l’oublie trop souvent : un cerveau fatigué ne retient rien. Le sommeil, l’alimentation et l’activité physique sont des leviers majeurs. Dormir moins de 7 heures par nuit fragilise la mémoire et augmente l’anxiété. Sauter des repas ou se nourrir exclusivement de plats industriels pèse sur la concentration. Et rester assis toute la journée, c’est aussi saper son endurance mentale. Ce n’est pas du luxe, c’est du bon sens. Prendre soin de soi, c’est investir dans ses chances de réussite.
Réussir les épreuves orales : le second seuil décisif
Depuis la réforme, certains étudiants sont convoqués à des oraux après les écrits. À Besançon, ces épreuves prennent souvent la forme de mini-entretiens multiples (MEM) ou d’analyses de documents liés à la santé publique, à l’éthique ou à l’actualité médicale. Ce n’est plus seulement la mémoire qui est évaluée, mais la capacité à réfléchir, à argumenter et à communiquer.
Le format des oraux à l'Université de Besançon
Les MEM se déroulent en plusieurs stations courtes (5 à 10 minutes), chacune testant une compétence différente : présentation orale, réponse à une situation professionnelle, analyse de texte. Les jurys cherchent à évaluer l’empathie, le sens critique, la rigueur et la motivation. Ce passage peut faire basculer un classement.
Se préparer à l'argumentation de santé publique
Il est fortement conseillé de suivre l’actualité du monde médical : conflits d’intérêts, pénurie de médecins, enjeux de santé environnementale, questions éthiques (fin de vie, procréation médicalement assistée, etc.). Lire la presse spécialisée, écouter des podcasts médicaux ou suivre des dossiers dans Le Monde Santé ou Sciences et Avenir permet d’acquérir du vocabulaire et des arguments structurés.
Gérer son stress devant le jury
Le stress peut saboter des mois de travail. Des exercices de respiration, des simulations d’entretien ou encore des séances de méditation peuvent stabiliser le débit de parole et améliorer la clarté. Certains étudiants rejouent les oraux devant des amis ou des tuteurs - une pratique simple, mais qui tient la route quand il s’agit de gagner en aisance.
Synthèse des voies d'accès aux études de santé
Comparaison entre PASS et L.AS
Pour mieux choisir son orientation, voici un comparatif clair des deux voies possibles pour intégrer les études de santé à Besançon :
| 🎯 Critère | 🎓 PASS (Besançon) | 📖 L.AS (Besançon) |
|---|---|---|
| Volume majeure santé | 50 % du temps de formation | Entre 1/3 et 40 % |
| Importance de la mineure | Moyenne prise en compte dans le classement | Pas de poids direct, mais nécessaire pour la réorientation |
| Type d'examen | Contrôle continu + examens finaux + oraux possibles | Évaluation continue dans la filière choisie |
| Profil recommandé | Étudiant organisé, aimant les sciences, prêt à s’investir à fond | Curieux pluridisciplinaire, souhaitant garder plusieurs options ouvertes |
Les numerus apertus à Besançon
Chaque année, l’UFR Santé de Besançon propose un nombre limité de places dans chaque filière. En médecine, on parle d’environ 150 à 180 places (chiffre indicatif, variable selon les années). Pour la maïeutique, l’odontologie ou la pharmacie, les effectifs sont plus restreints. Ces chiffres sont publiés chaque année par l’université.
Le double seuil d'admissibilité
Le passage en deuxième année dépend de deux seuils : le classement après les écrits (premier groupe d’épreuves), puis, pour certains, la performance aux oraux. Ce double filtre rend l’accès plus fin, mais aussi plus stressant. Il est donc crucial de viser un classement suffisamment haut pour éviter la pression des oraux - ou d’y être parfaitement préparé.
FAQ
Est-il possible de redoubler son année de PASS à l'UFR Santé de Besançon ?
Non, le redoublement en PASS est interdit. En cas d’échec, l’étudiant peut basculer en L.A.S 2e année pour tenter une nouvelle candidature en fin de cursus, à condition d’avoir validé suffisamment d’ECTS dans sa mineure.
Vaut-il mieux choisir une mineure scientifique ou littéraire pour réussir ?
Le choix dépend du profil de l’étudiant. Une mineure scientifique peut faciliter la compréhension des enseignements de santé, mais une mineure littéraire bien maîtrisée offre un meilleur ratio effort/points dans le classement. Tout dépend de vos points forts.
Comment la réforme prévue pour 2027 impactera-t-elle les prochaines promotions ?
Les discussions en cours évoquent un renforcement du contrôle continu et une meilleure harmonisation des passerelles entre filières. Une évolution possible : moins d’examen final massif, davantage de validation progressive tout au long de l’année.